L’une sillonne le département de Haute-Garonne, l’autre celui de la Sarthe. Audrey Lemaitre et Nadine Batard ont rencontré près de 300 chefs d’entreprise.Témoignages.
Comment se passe l’entretien avec un chef d’entreprise ?
Audrey Lemaitre : Il faut d’abord comprendre la nature exacte de l’activité, le profil des clients, les métiers, les besoins et les modes de recrutement. Puis, je présente en détail le contrat de professionnalisation, ses avantages opérationnels et financiers pour l’entreprise.
Nadine Batard : Cet audit est primordial pour avoir une visibilité à court et moyen terme sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC). Dans la Sarthe, particulièrement touchée par la crise, les chefs d’entreprise sont très prudents quant aux recrutements 2010. Une bonne information sur le contrat de professionnalisation est utile.
Quelles sont les questions récurrentes des chefs d’entreprise ?
Nadine Batard : Ils s’interrogent sur leurs obligations, le tutorat, les lieux de formation et les aides financières.
Audrey Lemaitre : Peu coutumiers de l’alternance, les dirigeants ont aussi besoin de conseils pratiques pour organiser l’emploi du temps d’un candidat, partagé entre son travail en entreprise et ses cours.
Quels sont les avantages de recourir à un contrat de professionnalisation ?
Audrey Lemaitre : Les candidats ont déjà un diplôme et/ou une expérience professionnelle, à la différence des apprentis. Ils sont souvent plus opérationnels, plus impliqués et plus motivés.
Nadine Batard : Pour le chef d’entreprise, il s’agit d’un engagement humain et d’un investissement sur l’avenir. Les aides financières ne sont pas une finalité, mais un moteur pour l’emploi. Ce contrat répond à une véritable insertion du salarié par le biais de la formation externe, mais aussi grâce à l’accompagnement du tuteur.
Quel premier bilan tirez-vous de votre expérience en tant que chargée de mission ?
Nadine Batard : Les chefs d’entreprise apprécient d’être écoutés, informés sur les nouvelles mesures correspondant à leurs besoins et accompagnés dans leur démarche de GPEC : ils ne manquent pas de nous recommander auprès d’autres dirigeants.
Audrey Lemaitre : Les chefs d’entreprise ont souvent du mal à anticiper leurs besoins de recrutement. Ces rencontres leur permettent de prendre du recul et d’envisager sereinement l’avenir.
Propos recueillis par Corinne Rieber, Laformationpro.com