Moins chers qu’un cours collectif, plus flexibles et individualisés : les cours d’anglais par téléphone présentent des avantages indéniables pour une PME qui souhaitent former ses salariés, notamment dans le cadre du DIF. Avec certaines limites cependant. Tour d’horizon en quatre questions.
1/ A quels besoins peuvent répondre des cours d’anglais par téléphone ?
Ils visent surtout à améliorer son niveau de conversation dans la langue anglaise, qui fait défaut à de nombreux salariés. «Au téléphone, on est obligé d’entraîner son oreille pour comprendre le formateur, de s’adapter à son accent et à son débit, ce qui est le plus difficile dans l’apprentissage de l’Anglais » note Dominique Lecat, fondateur de Vocable. Sur le marché, des organismes tels que Telelangue, Go Fluent ou plus récemment Vocable proposent cette formule par téléphone, centrée sur l’anglais général ou sur un besoin professionnel spécifique (intervenir lors d’une réunion, animer une conférence téléphonique, négocier en anglais…). Des forfaits en général courts, qui se considérablement développés avec le DIF.
A noter : des cours téléphoniques en anglais, couplés à des heures de formation sur une plate-forme e-learning peuvent aussi permettre de s’entraîner au TOEIC (Test of English for international communication). Et d’obtenir ainsi un label de référence visible pour l’entreprise ou tout recruteur… Tout dépend donc des objectifs et du temps de formation.
2/Quel niveau de langues faut-il avoir ?
Si la plupart des organismes de formation affichent une offre accessible à tous les salariés, il est vivement conseillé d’avoir un niveau d’anglais « intermédiaire » (posséder des bases scolaires, être capable de se débrouiller à l’oral) pour tirer profit d’une formation en anglais par téléphone. Un conseil pour choisir le bon programme : s’assurer que le prestataire propose un diagnostic des connaissances du stagiaire en amont, et un bilan d’évaluation à l’issue de la formation.
3/ Concrètement, comment ça fonctionne ?
La plupart des prestataires proposent des modules « à la carte », de 20, 40 ou 60 heures selon les thèmes (anglais général ou professionnel). La durée du cours est en général d’une demi-heure «car le téléphone exige une forte concentration » explique Dominique Lecat. Attention : comme l’affirme Laurent, salarié d’une PME qui a opté pour cette formule (voir son témoignage), la régularité est essentielle pour progresser : comptez deux entretiens téléphoniques minimum par semaine. A savoir : ces cours sont le plus souvent associés à une plate-forme e-learning, permettant de planifier ses heures de formation et de compléter son vocabulaire ou sa grammaire anglaise… Le suivi du forfait du stagiaire (et son évaluation) peuvent être communiqués à l’entreprise, si elle finance la formation.
4/Quels sont les avantages et les inconvénients ?
Avec un coût nettement inférieur à celui d’un stage classique (entre 500 et 980 euros pour 20 heures de cours selon les sociétés), les cours d’anglais par téléphone sont financièrement intéressants pour une PME. D’autant que les Opca, longtemps réticents à financer des formations à distance, s’ouvrent désormais à leur prise en charge, au titre du DIF notamment. Autre avantage : le formateur peut s’adapter au besoin individuel d’un stagiaire, d’où une efficacité renforcée. Enfin, se former au téléphone permet de combiner cours et horaires de travail et évitent les déplacements… Toutefois, ce type de formation à distance ne convient pas à tous les individus : seuls les salariés motivés et très autonomes en tireront profit. Et dans tous les cas, les risques de « décrochage » existent si leur emploi du temps est surchargé. Des facteurs à bien anticiper en amont.
- Voir aussi : le témoignage de Laurent Hubard, commercial chez Alcimed.
Catégorie(s) : Organismes de formation